GoûtRigotte de Condrieu: l’attaque et son prolongement.
L’attaque de Rigotte de Condrieu ne livre pas tout immédiatement. Le fil conducteur réunit acidité nette, fleur sèche, minéralité, herbe et lait caprin propre. Une seconde bouchée de Rigotte de Condrieu précise le propos: certaines notes apparaissent dès l’attaque; d’autres ont besoin de la chaleur de la bouche. Plus ciselé que Pélardon, moins crémeux que Rocamadour. En bouche, Rigotte de Condrieu impose son propre tempo: la persistance gagne alors à être observée seule, avant de revenir au fruit, au pain ou à la boisson.
TextureLa pâte de Rigotte de Condrieu: résistance et souplesse.
Rigotte de Condrieu ne se goûte pas de la même manière en cube épais et en portion fine. Son registre est petite, dense, fine, parfois crayeuse, gardant une coupe précise. La structure propre à Rigotte de Condrieu conduit à ce constat: la petite forme concentre les changements de maturité, du cœur crayeux vers une bordure plus souple. La structure propre à Rigotte de Condrieu conduit à ce constat: à température modérée, la pâte gagne en lisibilité sans perdre sa tenue. Dans une part de Rigotte de Condrieu, la consistance change la lecture: cette organisation fournit au fromage son confort, sa précision ou son caractère rustique.